Heudreville-sur-Eure et ses richesses

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Richesses : affiche de la comédie "La cage aux folles"
Michel ROUX & Jacques BALUTIN

Le comédien Michel ROUX

Dans les décennies plus anciennes, nous avons connu Patachou à Acquigny, Yves Montant et Simone Signoret à Autheuil-Authouillet. Jacques Martin faisait des apparitions au Bois-Ricard chez Etienne Collaro, le père de Stéphane qui louait à l’époque, la propriété de la contesse d’Orglandes.

Michel Roux venait d’abord régulièrement séjourner chez ses beaux-parents et l’oncle et la tante de son épouse Gilberte, puis a fini par tomber amoureux d’Heudreville et à acquis le « maison Blanche » rue du prés du Gord.

Il aimait beaucoup y vivre et travailler, notamment l’été, le soir après le théâtre, il rentrait au Hom pour dormir au calme et retrouver le lendemain matin la rivière d’Eure qu’il aimait.

Il se plaisait à dire qu’il aimait les gens d’Heudreville car ceux-ci le laissaient tranquille et respectaient sa vie privée.

Michel ne se montrait pratiquement pas, car il préparait beaucoup de mise en scène, sur la grande table à dessin de son bureau. Il répondait présent, à chaque fois qu’il était sollicité dans la commune que ce soit par le comité des fêtes, où il accueillait avec simplicité et générosité, les Heudrevillais dans sa loge, après la représentation des différentes pièces dont nous conservons le souvenir de tant de rire et de joie « Le vision voyageur », « Le canard à l’orange », « La cage aux folles, et bien d’autres encore, que dans le cadre du soutien de l’ADQVH dont il était Président d’honneur.

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Richesses : Scène du Film "Le train"
Richesses: Les acteurs du film "Le Train"  Burt Lancaster & Michel SIMON

Le Film « LE TRAIN »

En août 1944, le colonel von Waldheim, grand amateur d’art, fait évacuer les tableaux de maîtres de la Galerie nationale du Jeu de Paume, pour les envoyer en Allemagne.

Paul Labiche (Burt Lancaster), un cheminot résistant, est chargé de conduire le train transportant ces objets d’art. Avec l’aide de ses compagnons résistants, il va faire en sorte que le train et les tableaux n’arrivent jamais à destination. Grâce à l’aide des cheminots et de la Résistance, le train sera dérouté afin de ne jamais parvenir en Allemagne, et cela notamment par le maquillage des plaques de gare.

Le tournage démarra en octobre 1963, des scènes du film furent tournées dans l’Eure, à Pacy-sur-Eure, dans les parages d’Acquigny et d’Heudreville-sur-Eure , notamment celle où Burt Lancaster escalade les flancs abrupts d’une colline dominant la voie. La scène finale du déraillement se situe non loin de la gare d’Heudreville. La plupart des figurants des scènes étaient des habitants d’Acquigny et d’heudreville sur Eure. Burt Lancaster profita d’une journée de repos en cours de tournage pour aller jouer au golf et s’y blessa à la jambe. Il fut décidé de rajouter une scène où Burt Lancaster recevait une balle dans la jambe pour qu’il puisse tourner les scènes restantes en particulier celle ou il traverse  la Passerelle du Hom.

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Richesses: Entrée en Gare d'Heudreville
Richesses: Gare d'Heudreville-sur-Eure

La Gare d’heudeville

Avec les projets divers de chemin de fer, beaucoup de village et de villes espèrent obtenir une halte sur leurs territoires.

Ainsi, le 26 août 1866, le maire d’Heudreville fit part à son conseil municipal des projets de voies de communications rapides entre vallées de l’Eure, d’Iton, de Seine et les différents centres commerciaux de Louviers, Le Neubourg, Elbeuf, Rouen, Pacy-sur-Eure.

En mai 1869, et ensuite par une délibération du 6 Février 1870 la décision d’une gare à Heudeville-sur-Eure est validée.

Le 14 Décembre 1871, le maire obtient l’autorisation de vendre des terrains à la compagnie des chemins de fer d’Orléans.

La ligne fut ouverte le 1 er Mai 1873. Beaucoup de destinations s’offraient : Paris par Bueil, Acquigny, Louviers, Elbeuf, Rouen, Evreux par Acquigny et le Neubourg par Evreux. Les jours de marchés et de foires étaient prisés (train de 11h pour Louviers lr samedi, retour vers 16h).

Trafic de marchandises : la gare recevait divers produits: engrais, grain, betteraves sucrières, bestiaux, des ballots de cocos pour l’usine Vigier, ainsi que du bois et du charbons. La fréquence du trafic: 2 à 3 rotations par jour selon le sens.

Les trains à vapeur avaient une vitesse communale de 38 km/h. En 1938, un premier autorail de 36 places circule à une vitesse de 52 km/h .

Le trafic voyageur cessa à Heudreville sur la portion Louviers-Bueil, le 10 Juillet 1950. Les rails ont été démontés à partir de la fin 1978, qui sera dans une future voie verte de promenade.

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Richesses: Réhabilitation du pont d'Acquigny
Réhabilitation terminée du pont d'Acquigny

Le pont Type Eiffel d’Acquigny

Situé aux abords du lac de l’Onglais en site naturel classé, ce pont construit en 1906 sur treillis métalliques, plus précisément appelé  »viaduc de Saint Mauxe » enjambe la rivière de l’Eure. Il s’agissait de la voie ferrée SNCF pour la ligne Dreux – Acquigny. L’édifice a subi une destruction pendant la Seconde guerre mondiale, puis a été reconstruit en partie en 1946.

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Eglise Notre Dame
Jeanne d'Arc

Eglise Notre Dame

Cette église a été édifiée au 16 ème siècle à partir d’un bâtiment du 12 ème. Cette église a fait l’objet de plusieurs restaurations au cours de son histoire. De style roman, elle se composait à l’origine d’une nef et d’un chœur rectangulaire en retrait. A l’extrémité occidentale, le clocher de plan carré est surmonté d’une flèche octogonale.

En Juillet 1796, 13 citoyens déclarent leur intention de former une société, afin d’inhumer les défunts (prémices de ce que deviendra plus tard les Charités).

En 1848, un local pour abriter le corbillard est construit en même temps qu’un atelier de charité qui, plus tard, en 1903 deviendra le siège de la confrérie des Charitons.

A l’intérieur de l’église, on peut admirer plusieurs statues remarquables, dont celle de Saint Nicolas avec l’écusson des Guieremont (vieille famille d’Heudreville), de Saint Aubin, statue en bois du 16 ème sicècle, de Saint Eloi avec à ses pieds une série de fers à chevaux forgés. Également exposé, un chemin de croix peint par messieurs de Graveron et Sequin d’Heudreville, un magnifique lutrin aux armes de l’abbé Pellot et des plaques souvenirs datant du 16 ème siècle.

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Saint Vénérand d'Acquigny
Saint Mauxe

Saint-Mauxe Des Saints-Martyrs d’Acquigny à la dévotion

Dans les premiers siècles de notre ère, Saint-Mauxe, évêque d’Italie, persécuté pour sa foi en Dieu, s’était réfugié en Gaule, accompagné de son frère Vénérand, diacre, et de deux prêtres Marc et Ethérius. Poursuivis par le proconsul Sabinus auquel ils avaient échappé en Italie, ils furent rejoints par leurs ennemis dans cette clairière. Sabinus fit trancher la tête de Saint-Mauxe et Saint-Vénérand; ainsi que 38 de ses propres soldats que venaient de convertir les paroles et les miracles du Saint-évêque.


Ce site devint un lieu de ferveur et de dévotion où des processions furent régulièrement organisées, en particulier lors des périodes difficiles, par exemple lors de la peste de 1517 et sécheresses de 1556 et 1785. Selon les archives historiques, des miracles furent cités et un autel avec colonne de pierre fut érigé en ce lieu.

Au début du XXe siècle, une procession des bustes de saint Mauxe et de saint Vénérand, accompagnés des reliques, se déroulait à Acquigny.
La procession se déroulait au lieu-dit le champ des martyrs où un autel, fabriqué avec trois pierres surmontées d’une croix, y avait été dressé. Les pèlerins parcouraient environ deux kilomètres au départ l’église d’Acquigny. Arrivés devant le sanctuaire en plein air, les porteurs élevaient les châsses au niveau de leurs épaules, et les fidèles passaient dessous. Ensuite, les châsses étaient déposées sur l’autel.
La tradition voulait que les enfants qui avaient des difficultés pour marcher passent sous les châsses, mais aussi les rhumatisants ainsi que les fiancés pour avoir une heureuse vie de couple.

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An de Grâce
La constitution 1791

Heudreville, an de grâce 1791  (texte en ancien français)

L’an 1791 , le 29 may, avant midy, au ban d’oeuvre de l’église notre dame d’Heudreville, devant nous Mathurin Hersent, laboureur, demeurant en laditte paroisse d’Heudreville, premier officier municipal de laditte commune. Faisant en cette partie fonction de maire, pour la démissionde Monsieur de Graveron, cy devant Maire. Ainsi commence la plus vieille délibération du conseil municipal en possession, de la Mairie d’Heudreville. Au conseil, que de noms toujours familiers :Hersant, Delarue, Lambert, Philippe, Bellemere, Dolpierre, Fouche, Dagomet, etc. A l’ordre du jour, une histoire compliquée de pâture, que le conseil tranche de façon péremptoire, considérant que de tous temps. les habitants de la paroisse, ont été en possession de faire pâturer leurs moutons et autres bestiaux sur les héritages dont il s’agit. Le dit compte rendu étant signé de plusieurs noms et de quelques croix A la séance suivante, le 29 Mai, Jean-Pierre Dufour était élu Maire en remplacement de Monsieur de Graveron, démissionnaire. Le 2 Juin 1791, le conseil général (on ne disait pas encore conseil municipal) d’Heudreville prenait connaissance de toute une série de lois, dont certaines sont curieuses, par exemple ; loi 415 relative aux serments à prêter par les prédicateurs (décret du 5 Février 1791) Arrêté du directoire du département de l’Eure, qui défend aux collecteurs des impositions et des contributions patriotiques, de convertir en assignats le numéraire qu’ils reçoivent des contribuables. Plus tard, le 19 Juin, le conseil général nomme Pierre Lambert et Joseph Carpentier, gardes messiers. Ils prêtent alors serment de faire leur devoir et de soutenir de tout leur pouvoir la constitution décrétée par l’Assemblée Nationale et d’être fidèles à la loy et au roy Le 11 Septembre, ce que serait maintenant un appel d’offres, est lancé pour l’entretien de l’église, à charge pour le prenant de former les Angélus le matin, le midy et soir, de balayer l’église au moins tous les quinze jours, de tenir les autels bien propres, de frotter les chandeliers trois fois l’an et aussi de sonner quand il y aura vue apparence d’orage . Jaen Dolpierre emporte l’adjudication ; il est vrai, qu’en plus des 17 livres par an que rapportait la charge, le creusement des tombes était mis à deux livres pour les grands corps, et pour les petits corps, une livres . Quelques chiffres : cette malheureuse année 91 vit la naissance de l’impôt foncier qui devait rapporter à la France 240 millions de livres : soit 4983000livres pour l’Eure, 803109 livres pour le district de Louviers et enfin 9626 livres pour la commune . Les mois passent et les formules changent . En cette année chargée d’orages, le 11 Décembre 1791, le procès verbal de la délibération du conseil général d’Heudreville commence ainsi : Louis, par la Grâce de Dieu et par la loi constitutionnelle de l’état, Roy des Français, salut  » Et la première réunion de l’année 92 est celle ou Louis Dagomet, Maître d’école, fait le serment d’être fidèle à la loy, à la nation et au Roy, de maintenir de tout pouvoir la constitution décrétée par l’Assemblée Nationale, et de veiller de tout son pouvoir à l’éducation des enfants qui (lui) sont confiés pour leur donner l’éducation conformément à la loy  » Ainsi comme l’année 92 : la royauté s’estompe dans les brumes des malentendus et la république s’avance, à pas timides et maladroits !

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Rue du village d'Heudreville sur eure
Rue du village d'Heudreville sur eure

Les rues du village d’Heudreville-sur-Eure

La plupart des noms de rues et de lieux-dits font référence à d’anciens propriétaires , à des cultures, à la géographie des lieux, parfois à des légendes, des dictons populaires, des coutumes religieuses et même des faits divers. Beaucoup de noms de lieux de la commune proviennent également d’une langue scandinave ancienne : le vieux norrois.

Le nom du village lui-même est attesté dès 1199 sous la forme de Heudiervilla. Heudier étant l’origine germanique du nom normand Heudre suivi de ville, très répandu en Normandie et qui signifiait anciennement « domaine rural »

L’origine des noms de certains hameaux sont venus jusqu’à nous : Le hameau du Hom, c’est à dire la « prairie au bord de l’eau » en norrois, fut le domaine des seigneurs de Houlme ou Homme dès le 12 ème siècle et jusqu’en 1789.

Le Bois Ricard, anciennement Bois Reynard, désigne en français le renard.

Le Mouchel, anciennement « le Moucel » signifie monceau(monticule).

La Londe en narrois le bois.

Les Faulx tiendreait son nom d’une variété de hêtres difformes présents au millieu d’hêtres ordinaires d’où « faux » hêtre.

Boos, du narrois « baraque village » désignait à l’origine une métairie.

Certains noms de rue sont évidents: Les rues et place de la mairie, de l’église, des écoles. La rue de l’Arsenal a été nommée parce qu’elle abrite le local des pompiers. La venelle des Charitons avec à son extrémité le local du même nom et qui autrefois était empruntée par la Charité pour rejoindre le cimetière. La rue de l’ancienne Poste où l’ancien hôtel restaurant a fait office de relais de poste et même de siège d’une agence postale entre 1904 et 1968. La rue des joncs étant en zone inondable doit son nom à la végétation qui, d’après la légende, y poussait. La cité Vigier nommée d’après l’usine du même nom et qui abritait les logements ouvriers. La rue du bout du clos parce qu’elle débouche toujours aujourd’hui sur des champs cultivés. La rue des tilleuls « avenue » plantée d’arbres qui mène au château. La rue du Gué était le chemin utilisé pour traverser la rivière avant la construction du pont. La rue du Bras des usines conduisait à l’ancienne usine du château. La rue de la Noë doit son nom en hommage à l’histoire de Guillaume d’Heudreville et son frère Geofroy. La rue de Louvedalle, qui plus devient  » côte de Louvedalle » que l’on peut traduire par « La vallée du loup ». La sente aux hommes reliait l’usine du Hom au village . La rue de la Baronnerie abritait autrefois un manoir, détruit au moment de la Révolution et qui était situé au bout de la rue. La rue Saint Aubin où l’on trouve encore aujourd’hui les vestiges d’une ancienne chapelle. La rue du prés du gord située en zone de prairies humides où l’tion et l’Eure se rejoignent et dont le nom « Gord » désigne une forme de ^pêche qui était pratiquée à cet endroit avec des filets en forme d’entonnoirs dont lesquels venait se prendre les anguilles. Le chemin de la couture qui signifiait anciennement « culture ». A Ocreville, on trouve le Chemin blanc qui désignait l’endroit le plus froid et où étaient constatées les gelées les plus précoces.

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